UNUNSALMaçonnerie
AppelerDevis gratuit

Dallage et béton armé

Dalles, terrasses, planchers et ouvrages armés.

Lissage d'une dalle de béton fraîchement coulée

Une dalle, cela paraît simple — jusqu'à ce qu'elle se fissure. Le ferraillage, l'épaisseur, le dosage du béton et le temps de séchage ne s'improvisent pas : ce sont eux qui font la différence entre un ouvrage qui tient trente ans et un ouvrage à refaire.

Nous réalisons vos dallages et vos ouvrages en béton armé avec le ferraillage adapté à leur usage réel : passage de véhicules, charges lourdes, terrain instable.

Ce que comprend la prestation

  • Dalles de garage, d'atelier et de dépendance
  • Terrasses béton, prêtes à carreler ou finition balayée
  • Planchers béton et hourdis
  • Semelles, longrines et fondations
  • Ferraillage adapté à la charge prévue
  • Chapes et ragréages

Vous êtes dans ce cas ?

  • Vous construisez un garage ou un abri de jardin
  • Votre terrasse est fissurée et doit être refaite
  • Un plancher doit supporter une charge importante
  • Vous préparez le support d'une extension

Comment se déroule le chantier

  1. 01

    Décaissement et implantation

    Nous retirons la terre végétale et les remblais instables jusqu’à trouver un sol porteur, puis nous implantons la dalle au cordeau et au niveau laser. C’est à ce moment que les pentes d’évacuation sont définies, afin que l’eau parte vers l’extérieur et non vers votre bâtiment. Le décaissement conditionne toute la suite : trop peu profond, il ne laisse pas la place au hérisson et à l’épaisseur de béton prévue.

  2. 02

    Hérisson et forme

    Nous mettons en place un lit de cailloux — le hérisson — que nous réglons et compactons par passes successives à la plaque vibrante. Cette couche répartit les charges, coupe les remontées d’humidité par capillarité et rattrape les défauts du fond de forme. Le film polyane est déroulé par-dessus avec recouvrement des lés et remonté sur les bords.

  3. 03

    Coffrage

    Le coffrage périphérique fixe les dimensions exactes, l’épaisseur et les niveaux finis de la dalle. Nous le calons et le contreventons pour qu’il ne bouge pas sous la poussée du béton frais, qui est considérable. Nous positionnons aussi à ce stade les réservations : passage de gaines, évacuations, attentes pour un futur mur.

  4. 04

    Ferraillage

    Le treillis soudé est posé sur des cales, jamais à même le sol, pour qu’il se retrouve dans l’épaisseur du béton et travaille réellement en traction. Les panneaux se recouvrent sur plusieurs mailles et sont ligaturés entre eux. Selon l’ouvrage, nous ajoutons des chaînages, des aciers en attente ou un renfort dans les angles rentrants, points où les fissures démarrent le plus souvent.

  5. 05

    Coulage et cure

    Le béton est livré par toupie et mis en œuvre sans interruption, pour éviter toute reprise de coulage qui créerait une ligne de faiblesse. Nous le tirons à la règle, le vibrons puis le talochons selon la finition retenue. Vient ensuite la cure : nous protégeons la dalle pour qu’elle garde son eau et durcisse lentement, car un béton qui sèche trop vite fissure en surface.

Ce qui fait varier le prix

Deux chantiers qui se ressemblent peuvent avoir des devis très différents. Voici ce qui pèse réellement dans le chiffrage — pour que vous compreniez votre devis plutôt que de le subir.

La surface et la forme

Une grande dalle rectangulaire revient moins cher au mètre carré qu’une petite dalle découpée, avec des angles et des contours à suivre. Les formes complexes multiplient le coffrage, les découpes de treillis et le temps de réglage.

L’épaisseur et le ferraillage

Une terrasse piétonne et une dalle qui reçoit un véhicule ou un atelier ne demandent ni la même épaisseur, ni le même acier. Nous dimensionnons sur l’usage réel que vous nous décrivez, y compris ce que vous envisagez d’en faire plus tard.

L’accès pour la toupie

Si le camion peut approcher et couler directement à la goulotte, le chantier avance vite. Un accès étroit, un jardin clos ou une dalle à l’arrière de la maison imposent une pompe à béton ou un acheminement à la brouette, ce qui change la durée et les moyens à mobiliser.

La nature du sol

Un sol sain et portant demande peu de préparation. Un terrain argileux, un remblai récent ou une zone humide obligent à décaisser davantage, à renforcer le hérisson, parfois à revoir le ferraillage. C’est précisément ce que nous allons vérifier lors de la visite.

La finition souhaitée

Une dalle brute prête à carreler, une surface talochée fin, un béton balayé antidérapant ou un béton désactivé ne représentent pas le même travail de finition. Le choix se fait selon l’usage et l’exposition : dehors, une surface trop lisse devient glissante par temps de pluie.

Les erreurs qui coûtent cher

Couler une dalle sans ferraillage sous une charge

C’est l’erreur la plus fréquente, et la plus coûteuse. Le béton résiste très bien à la compression mais mal à la traction : sans acier, le moindre tassement du sol le fait casser net. Une dalle de garage, un support de mur ou une terrasse sur remblai doivent être armés, sans exception.

Couler par gel ou en pleine canicule

En dessous de zéro, l’eau du béton gèle avant la prise et la résistance ne s’installe jamais correctement. En forte chaleur, c’est l’inverse : la surface sèche trop vite et se fend en réseau de fines fissures. Nous décalons un coulage plutôt que de le forcer, et nous vous expliquons pourquoi.

Faire l’impasse sur le film polyane

Sans cette barrière entre le hérisson et le béton, l’humidité du sol remonte en permanence dans la dalle. Vous le découvrez plus tard : un carrelage qui se décolle, une chape qui reste froide, des traces au pied des murs. Le film coûte peu et se pose en une heure ; le reprendre après coup demande de casser la dalle.

Oublier les joints et solliciter la dalle trop tôt

Le béton se dilate et se rétracte avec la température : au-delà d’une certaine surface, sans joint de dilatation ni sciage, il choisit lui-même où fissurer. Même erreur avec le délai : rentrer un véhicule sur une dalle jeune la marque définitivement. Nous vous indiquons la date à partir de laquelle chaque usage devient possible.

Matériaux et techniques

Treillis soudé
Nappe d’acier soudée qui reprend les efforts de traction et empêche la dalle de se rompre en cas de tassement. Sa maille et son diamètre sont choisis selon la charge prévue, et il est toujours posé sur cales pour se situer dans l’épaisseur du béton.
Béton dosé pour l’ouvrage
Nous travaillons en béton livré par centrale, avec un dosage adapté à l’usage : structure armée, dalle extérieure exposée au gel, sol d’atelier. Le bon de livraison indique la composition exacte, il fait partie des documents que nous vous laissons.
Film polyane
Membrane posée entre le hérisson et le béton. Elle bloque les remontées d’humidité du sol et empêche la laitance du béton frais de s’infiltrer dans les cailloux. Les lés se recouvrent largement et remontent sur les bords pour rester continus.
Hérisson et gravier
Couche de cailloux réglée et compactée sous la dalle. Elle stabilise le fond de forme, répartit les charges vers le sol et coupe la capillarité. Un hérisson bien compacté évite les tassements différentiels, ceux qui font travailler la dalle par endroits.

Questions fréquentes

Combien de temps faut-il attendre avant d'utiliser une dalle ?+

Comptez 7 jours avant de marcher dessus normalement, et 28 jours pour la résistance complète du béton. Pour un garage, nous vous indiquons à partir de quand vous pouvez y rentrer un véhicule sans risque.

Une dalle doit-elle toujours être ferraillée ?+

Dès qu'elle supporte une charge — véhicule, mur, structure — oui, systématiquement. Une dalle non armée finit par se fissurer sous l'effet des mouvements de terrain. Le type de treillis dépend de l'usage, nous le précisons sur le devis.

Combien de temps le béton met-il à sécher ?+

Comptez 7 jours avant de circuler dessus à pied normalement, et 28 jours pour que le béton atteigne sa résistance de référence. Entre les deux, la dalle durcit progressivement et supporte des charges de plus en plus importantes. Nous vous donnons à la fin du chantier les dates repères correspondant à votre usage : passage, stockage, entrée d’un véhicule.

Quelle épaisseur faut-il pour une dalle de garage ?+

Elle est nettement plus forte que pour une terrasse piétonne, parce qu’il faut encaisser le poids d’un véhicule sur quatre points d’appui. L’épaisseur exacte se décide avec le ferraillage, en fonction de la portance du sol et du type de véhicule — une voiture, un utilitaire ou un engin ne se traitent pas pareil. Nous l’arrêtons après la visite et elle figure noir sur blanc sur le devis.

Peut-on couler une dalle sur un terrain argileux ?+

Oui, à condition d’en tenir compte dès la conception. L’argile gonfle avec l’humidité et se rétracte en période sèche : une dalle posée dessus sans précaution finit par fissurer. Nous décaissons plus profond, renforçons le hérisson et adaptons le ferraillage ; sur les cas les plus marqués, nous vous orientons vers une étude de sol avant d’engager les travaux.

Peut-on carreler directement sur la dalle ?+

Oui, si la dalle a été talochée pour recevoir un revêtement et si elle est plane et propre. Il faut attendre le séchage complet, sinon l’humidité résiduelle décolle la colle et le carrelage se désolidarise. Quand la planéité doit être parfaite, nous ajoutons une chape ou un ragréage : dites-nous en amont si vous prévoyez de carreler, cela oriente la finition.

Un joint de dilatation est-il obligatoire ?+

Dès que la dalle dépasse une certaine surface ou qu’elle vient s’appuyer contre un bâtiment existant, oui. Le béton bouge avec la température, et sans espace prévu pour ce mouvement, il fissure de façon anarchique. Nous prévoyons soit un joint périphérique, soit un sciage de la surface en panneaux, pour que les fissures de retrait se produisent là où nous les avons décidées.